On nous dit que l’aluminium est indispensable à la vaccination et qu’il y a 90 ans de recul d’utilisation. Et pourtant, historiquement, il y a toujours eu des vaccins sans aluminium. Révisionnisme historique ?

C’est en 1926 que Glenny découvre les propriétés pro-inflammatoires des sels d’aluminium. Mais ils ne vont pas être utilisés du jour au lendemain.

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source du graphique

En consultant les dictionnaires Vidal (ouvrage médical français rassemblant les résumés des caractéristiques des médicaments commercialisés en France[i]) des années 50 à 80, on constate que les versions adjuvées ou sans adjuvant ont coexisté jusqu’en 1986 pour le DTCoq (Diphtérie-Tétanos-Coqueluche, à l’époque, le seul vaccin à l’aluminium, devenu en 1974 DTCPolio de Pasteur – vaccins IPAD), et jusqu’en 2008 pour le DTPolio, seul vaccin correspondant à l’obligation légale française.

Vidal 1972

Vidal 1973

On voit dans le Vidal de 1972 que l’industriel Mérieux commercialisait les deux formules du DTCoq, sans aluminium et avec. En 1973, Mérieux choisit de ne plus fabriquer que des vaccins à l’aluminium. Pourquoi ? Un simple petit coup d’œil au Vidal nous donne l’explication.

La version avec aluminium est bien plus rentable : elle contient des demi-doses (0,5 cm3 contre 1 cm3 pour les versions sans aluminium) avec un nombre réduit d’antigènes (l’élément le plus onéreux d’un vaccin). Ces versions avec aluminium sont pourtant vendues plus cher (468 francs la dose contre 341 francs pour la version sans aluminium).

Heureusement, après 1974, les vaccins IPAD de l’institut Pasteur (DTCoqPolio) ont « pris la relève », proposant une alternative à l’aluminium avec l’adjuvant phosphate de calcium : en effet, les membres de l’institut ont exprimé leur inquiétude quant à l’utilisation des sels d’aluminium, dès les années 70.

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Mais ces vaccins ne seront plus produits dès 1986 (après la fusion Pasteur-Mérieux). La problématique industrielle l’emporte : c’est l’adjuvant le plus rentable, et non pas le plus sûr, qui est évidemment choisi, comme nous l’explique Marc Girard (directeur scientifique de Pasteur vaccins) dans le documentaire Aluminium, notre poison quotidien (à 42 minutes).

Toutefois, probablement par souci éthique, Mérieux conservera un DTPolio sans adjuvants (datant de 1961), commercialisé jusqu’en 2008 mais retiré abusivement du marché par Sanofi : il n’était plus assez rentable (environ 6 euros) en comparaison avec les hexavalents, bien plus chers (environ 40 euros). Pour avoir tout le détail de l’affaire, qui est en cours de jugement, c’est ici.

Pour résumer : les vaccins « classiques » (diphtérie-tétanos-coqueluche-polio) ont existé en versions adjuvée ou sans adjuvant, jusqu’en 1986 pour le DTC puis DTCP, et 2008 pour le DTP, en France.

Difficile d’affirmer que l’utilisation des sels d’aluminium a 90 ans de recul… On aurait plutôt 30 ans de recul… avec une nette progression depuis les années 2000 et l’ajout des vaccins adjuvés contre les pneumocoques et méningocoques au calendrier vaccinal.

Difficile d’affirmer que l’aluminium est INDISPENSABLE à la vaccination en général.

Alors, comment la formule contenant de l’aluminium est-elle devenue la norme ?

L’intérêt avec les Etats-Unis d’Amérique, c’est que toute leur politique vaccinale est traçable en ligne (ce qui n’est pas le cas des autres pays…).

En faisant une petite recherche [ii], on découvre une date importante : 1962 et la signature du “Vaccination Assistance Act” par le président JF Kennedy. Avec cette loi, les campagnes de vaccination massives deviennent légales et bénéficient surtout d’un conséquent soutien financier de la part des Centers for Disease Control (CDC).

C’est à partir de cette date que va se mettre progressivement en place le programme national d’immunisation, avec son calendrier vaccinal officiel et ses instances dédiées (notamment l’ACIP… équivalent de notre Commission technique des vaccinations, en France).

Sur le site du CDC [iii], on apprend donc qu’avant 1962, il n’y avait pas de recommandations officielles en terme de vaccination : chaque médecin faisait un peu comme il voulait… la loi de 1962 est promue pour “établir aussi vite que possible la protection de la population, notamment des jeunes enfants… grâce à une intense campagne d’immunisation sur une période réduite”.

La porte est donc grande ouverte pour la production industrielle des vaccins et les campagnes de masse. 

Les industriels sont prêts : seulement, il est toujours plus profitable de ne produire qu’un seul produit, plutôt que deux, comme nous l’explique Marc Girard, le directeur scientifique de Pasteur Vaccins, dans le documentaire de France 5 “Aluminium, notre poison quotidien[iv].

Evidemment, suivant la logique industrielle, le choix se porte sur le produit le plus rentable, au détriment des autres considérations. Ainsi, l’Académie Américaine de Pédiatrie [v] recommande dès l’année 1964 l’utilisation exclusive des vaccins à l’aluminium pour le DTCoq (le fameux DTP en anglais, ne pas confondre avec le DTPolio français) : ça tombe bien, non ?

La même année, est créé l’ACIP (The Immunization Practices Advisory Committee) du ministère de la santé, un groupe d’experts chargés d’élaborer le calendrier vaccinal et de le mettre à jour, mais aussi d’autoriser la commercialisation des nouveaux vaccins.

La production de masse avait besoin de l’aluminium pour augmenter le volume de production tout en maximisant le profit financier des industriels.

Il est donc fondamental d’étudier comment se sont soldées ces fameuses campagnes de vaccination DTCoq massives des années 70, les premières à favoriser les versions adjuvées à l’aluminium, aux USA.

Eh bien, les industriels n’étaient pas franchement ravis : malgré un marché captif et une quasi obligation de vacciner (DTCoq en tête, DTP en anglais), il y a eu de plus en plus de procès à la suite d’accidents vaccinaux graves, qui leur faisaient perdre leurs précieux bénéfices.

p. 420 : Between 1980 and 1986, people who claimed vaccine injury brought over three billion dollars of damages claims to U.S. civil courts against vaccine manufacturers.26 (…) Because legal costs were high and vaccine manufacturers argued they were unable to obtain cost-effective liability insurance, manufacturers began to leave what they asserted was an unprofitable market.28 For example, Wyeth Laboratories temporarily halted production of the diphtheria, pertussis, and tetanus (DPT) vaccine in 1984 “because of extreme liability exposure, cost of litigation and the difficulty of continuing to obtain adequate insurance.”29

traduction :

Entre 1980 et 1986, les gens qui accusaient les vaccins de leur avoir causé des effets indésirables graves ont coûté 3 Milliards de dollars de dommages aux entreprises du vaccin, devant les tribunaux civils (…) Comme les coûts juridiques étaient élevés, les entreprises du vaccin déclarèrent qu’elles étaient incapable de maintenir une assurance responsabilité civile rentable, quelques fabricants ont commencé à quitter ce qu’ils affirmaient être un marché non profitable. Par exemple, le laboratoire Wyeth cessa temporairement sa production de DTCoq en 1984 « en raison d’une exposition extrême à la responsabilité, du coût des litiges et de la difficulté de continuer à bénéficier d’une assurance adéquate ».

A partir des années 70, les accidents vaccinaux se sont multipliés : ils étaient de moins en moins rares, sans quoi les industriels n’auraient eu aucun mal à les dédommager.

En effet, de nombreux parents accusaient à l’époque le DTCoq de provoquer des dommages cérébraux ainsi que la mort subite de leurs enfants[vi]. On pensait alors que c’était l’antigène de la coqueluche qui était responsable.

Personne ne savait que les vaccins contenaient une grande quantité d’aluminium, métal neurotoxique biopersistant, capable d’entrer dans le cerveau, comme on le découvrira seulement 20 ans plus tard.

Dans les années 70 va donc se développer un mouvement “anti-DTCoq” : et comme on l’a vu, certains industriels cessent alors de produire ce vaccin[vii].

Que faire ? Rendre la vaccination plus sûre afin de regagner la confiance du public ? Noooon, pas la peine, les industriels ont une bien meilleure idée : transférer leur responsabilité au gouvernement ! Comme ça, s’il y a un problème avec un vaccin (et qu’on arrive à le prouver, évidemment) ce seront les impôts du public qui paieront !

Quelle idée géniale ! Et voici la naissance du National Childhood Vaccine Injury Act [viii], en 1986  : après avoir menacé Reagan de stopper les productions de vaccins, les laboratoires obtiennent l’immunité (ahah) légale :

Ils ne sont désormais plus responsables de leurs produits.

En « contrepartie », les USA créent en 1990 un système de surveillance des effets secondaires graves (les fameux VAERS où l’on peut déclarer un effet indésirable, effets potentiellement étudiés par le Vaccine Safety Datalink : VSD). C’est tout bénéf ? Pas si sûr…

Le système est passif : il faut que le médecin ou la famille déclare l’effet secondaire lui-même… Mais encore faut-il qu’ils soient au courant de l’existence de ce système, et qu’ils pensent à déclarer l’effet, ce qui est très loin d’être le cas. En effet, une importante sous-notification est officiellement reconnue par le HHS (l’équivalent d’un super ministère de la santé aux USA) qui estime que moins de 1 % des effets indésirables des vaccins est notifié.

« less than 0.3% of all adverse drug events and 1-13% of serious events are reported to the Food and Drug Administration (FDA). Likewise, fewer than 1% of vaccine adverse events are reported. Low reporting rates preclude or slow the identification of “problem” drugs and vaccines that endanger public health. New surveillance methods for drug and vaccine adverse effects are needed. »

Sous-notification confirmée en France par le Quotidien du médecin.

Refus d’automatisation du système VSD (Vaccine Safety Datalink) afin de rendre la surveillance plus active, alors que c’est possible, l’université d’Harvard a même été financée par le CDC pour évaluer la faisabilité. Devant l’affirmative, le CDC n’a plus jamais rappelé les chercheurs sur ce sujet. Evidemment, le système est toujours passif aujourd’hui, comme partout ailleurs…

– Cette énorme base de donnée n’est jamais utilisée dans les études de sécurité : ses précieuses données sont pourtant riches en enseignements[ix].

– Le Ministère de la santé a le devoir d’évaluer la sécurité des vaccins TOUS LES DEUX ANS. Cette évaluation n’a jamais été réalisée en plus de 30 ans. Le ministère est donc actuellement poursuivi en justice [x].

Que disent les études expérimentales indépendantes sur le sujet ?

A la même époque, l’équipe du Pr Aaby mène en Afrique, une véritable étude[xi] sur le DTCoq qu’ils ont eux-mêmes administré à une grande partie de la population de Guinée-Bissau. Ils disposent en effet d’un véritable groupe contrôle d’enfants non-vaccinés et découvrent, après des années de campagnes vaccinales dans ce pays, que leur travail a été contre-productif : le vaccin DTCoq, contenant de l’aluminium multiplie par 5 fla mortalité des enfants vaccinés car s’ils sont bien immunisés contre la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche, ils sont en revanche plus sensibles aux autres infections et meurent  plus souvent de maladie[xii]. (3 études ont été réalisées par l’équipe vaccinatrice).

Devant les connaissances actuelles portant sur la toxicité de l’aluminium (neurotoxique et très biopersistant, capable de mobiliser le système immunitaire pendant des mois voire des années, et capable d’entrer dans le cerveau), il est extrêmement probable que les particules d’adjuvant aluminique contrebalancent l’effet du vaccin, rendant le système immunitaire plus fragile face aux infections. Il peut causer également des inflammations chroniques qui, à certains âges, peut déboucher sur des troubles du neuro-développement, et autres troubles chroniques (auto-immunité, allergies voire cancer).

 

Il est donc complètement insensé et déraisonnable de soutenir que :

  • L’aluminium est forcément indispensable aux vaccins.

  • Qu’il y a un recul de 90 ans sur l’utilisation de ces adjuvants.

Les adjuvants aluminiques n’ont jamais eu à démontrer leur innocuité, du fait de leur début d’utilisation dans les années 20. Et s’il fallait démontrer cette innocuité aujourd’hui, ce serait impossible : les labos seraient forcés de changer la formulation de leurs vaccins… cela leur coûterait très cher, d’autant qu’ils ne sont PAS responsables de leurs produits (aux USA comme en France).

Alors ils n’ont aucune raison de s’inquiéter… contrairement à nous.

 

RÉFÉRENCES :

[i]   https://fr.wikipedia.org/wiki/Dictionnaire_Vidal

[ii]    https://www.immunize.org/timeline/

[iii]    https://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/su6004a9.htm

[iv]https://www.youtube.com/watch?v=2egx2SFJvi8

[v]    https://www.historyofvaccines.org/timeline#EVT_102234

[vi]https://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/su6004a9.htm

[vii] Voir le Documentaire “DTP vaccine roulette” (datant de 1982) : https://www.youtube.com/watch?v=0w3P7_H_ods

[viii]https://en.wikipedia.org/wiki/National_Childhood_Vaccine_Injury_Act

[ix] https://www.researchgate.net/publication/235721895_Empirical_Data_Confirm_Autism_Symptoms_Related_to_Aluminum_and_Acetaminophen_Exposure

[x] https://www.icandecide.org/ican-vs-hhs-the-great-vaccine-debate/

[xi]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5868131/

[xii]Evidence of Increase in Mortality After the Introduction of Diphtheria-Tetanus-Pertussis Vaccine to Children Aged 6-35 Months in Guinea-Bissau: A Time for Reflection? https://doi.org/10.3389/fpubh.2018.00079

Le Pr Aaby a aussi donné des conférences sur le sujet que l’on trouve sur Youtube, ainsi que sa collaboratrice (qui a fait un TedX sur le sujet) : leur conclusion, les vaccins à virus vivants (notamment anti-rougeole non combiné) boostent l’immunité des enfants africains, tandis que les vaccins à l’aluminium (inactivés) provoquent une hausse de la mortalité par infections. Voir : https://www.youtube.com/watch?v=NPNHYAevTwg&t=2s

https://www.youtube.com/watch?v=_d8PNlXHJ48

 

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